Développement Durable et Responsabilité Sociétale de l’Entreprise

Le Développement Durable (traduction de Sustainable Development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux et sociaux d'une planète globalisée.
« Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » [Rapport Brundtland] et les propos prêtés à Antoine de Saint-Exupéry « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants », retranscrivent bien la définition du Développement Durable.
Face à la crise environnementale et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée (changement climatique, raréfaction des ressources naturelles avec en particulier le rapprochement du pic pétrolier, écarts entre pays développés et pays en développement, sécurité alimentaire, déforestation et perte drastique de biodiversité, croissance de la population mondiale, catastrophes naturelles et industrielles), le développement durable est une réponse de tous les acteurs (États, acteurs économiques, société civile), culturels et sociaux du développement.
Cette préservation de l'environnement doit être accompagnée de la « satisfaction des besoins essentiels en ce qui concerne l’emploi, l’alimentation, l’énergie, l’eau, la salubrité ». Cela étant, on se heurte à une difficulté, qui est de définir ce que sont les besoins des générations présentes, et ce que seront les besoins des générations futures. On pourrait retenir par exemple les besoins élémentaires pour se nourrir, se loger, et se déplacer.
Afin de subvenir aux besoins actuels sans pour autant se reposer sur l'utilisation non durable de ressources non renouvelables, un scénario en trois points a été proposé :
  • efficacité (techniques plus performantes) ;
  • sobriété (techniques utilisées avec parcimonie) ;
  • utilisation de ressources renouvelables.
Tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l'agriculture, l'industrie, l'habitation, l'organisation familiale, mais aussi les services (finance, tourisme,…) qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas qu'immatériels.
L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social, et écologique des activités humaines : « trois piliers » à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. À ces trois piliers s'ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en œuvre de politiques et d'actions relatives au développement durable : la gouvernance. La gouvernance consiste à la prise en compte de tous les acteurs (salariées, citoyens, entreprises, associations, élus...) dans le cadre du management de l’entreprise. Le développement durable n'est pas un état statique d'harmonie, mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources naturelles, le choix des investissements, l'orientation des changements techniques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent. Il ne s’agit donc pas d’un modèle de management utopiste ou désintéresse mais un management pour durer dans tous les sens du terme.
Notre cabinet vous accompagnera dans l’évaluation et la mise en place des enjeux du développement durable dans votre entreprise, afin la finalité d’avoir une activité économique durable.

Gouvernance dans les entreprises : responsabilité sociétale des entreprises (RSE)


Puissantes au plan international, créatrices de richesses et consommatrices de ressources, les entreprises ont une capacité d’intervention qui peut se révéler particulièrement efficace en faveur du développement durable :
o    elles participent directement au développement économique par leurs investissements ;
o    à travers les conditions de travail qu’elles proposent à leurs salariés, elles participent à créer ou réduire des inégalités sociales ;
o    elles ont un impact dur la société et les collectivités environnantes ;
o    consommatrices de ressources naturelles, productrices de déchets et génératrices de pollutions, leurs activités modifient plus ou moins profondément l’environnement.
Le droit environnemental et social s'applique sur chacun de ces piliers environnemental et social (le code de l'environnement et le code du travail) :
  • La charte de l'environnement, de valeur constitutionnelle, stipule à l'article 6 que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social ».
  • Les marchés publics, soumis à une réglementation stricte, peuvent intégrer des clauses environnementales et sociales, en vertu des articles 5 et 14 du code des marchés publics.
  • La loi sur les nouvelles régulations économiques, dans son article 116, impose aux entreprises cotées en bourse de produire des rapports d'activité qui rendent compte des conséquences environnementales et sociales de leur activité.
Le respect de critères environnementaux, sociaux, et économiques dans l'élaboration des produits d'une entreprise dépend non seulement de ses processus internes, mais aussi de la qualité des produits achetés auprès des fournisseurs de l'entreprise, ainsi qu'en amont de ceux-ci. La performance en matière de développement durable dépend donc de l'intégration progressive de la chaîne d'approvisionnement dans le référentiel de responsabilité sociétale des entreprises concernées. Il est nécessaire de revoir la stratégie achats (réduction des coûts, élimination des déchets, augmentation de l'efficacité énergétique, conservation des ressources), en faisant participer les partenaires fournisseurs de l'entreprise.

Gérer le développement durable dans les achats peut se faire en tenant compte du coût global d'acquisition qui, outre le prix d'achat, intègre le transport, le dédouanement, les garanties, les coûts de stockage, l'obsolescence, les déchets générés lors de la production et en fin de vie.
L'engagement d'un plan d'action développement durable aux achats répond généralement à des arguments de quatre natures différentes :
  • un argument citoyen, comme moyen d'action en vue de permettre aux générations du présent de répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs :
  • un argument économique, relatif aux économies d'achat qui proviennent d'une meilleure conception produit,
  • un argument communication, relatif aux risques sur l'image (réputation),
  • un argument légal, consistant en la réponse aux obligations réglementaires (code des marchés publics dans le secteur public en France).
Pour le respect d'objectifs de développement durable par les entreprises, spécifiquement on parle de Responsabilité Sociale des Entreprises (Corporate Social Responsability) ou parfois plus précisément de Responsabilité Sociétale des Entreprises puisque le volet de responsabilité ne correspond pas uniquement au volet "social".

La responsabilité sociétale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. En effet, à côté des obligations réglementaires et législatives, existe tout un champ d'actions possibles sur la base du volontariat et qui peut s'appuyer notamment sur des normes : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) qui incite les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d'informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités.

La notion de développement durable humain en entreprise devient actuelle suite aux nombreux problèmes d'absentéisme, de stress, de burn-out ou de souffrance au travail. Elle est en lien direct avec le comportement managérial responsable en interne et en externe.
La norme sur la responsabilité sociétale des entreprises, l'ISO 26000, a été mise en application en 2010. Cette norme intègre la responsabilité sociétale, la gouvernance et l'éthique d'une manière élargie. Notre cabinet pourra évaluer votre entreprise selon le référentiel ISO 26000 et définir le plan d’actions. En effet, la responsabilité sociétale est la contribution des organisations - entreprises, collectivités, associations, syndicats… - au développement durable. Elle est une démarche de progrès qui s’inscrit dans une recherche de performance globale. Elle pousse à remettre en question les pratiques de celles qui s’y engagent et incite à travailler différemment.

L’organisation, fondamentalement incluse dans notre société, ne peut vivre en autarcie et rester indifférente aux problèmes économiques, sociaux ou environnementaux qui se posent. Cette démarche ISO 26000 peut ainsi constituer un formidable levier de croissance pour elle en bousculant la vision de l’entreprise.